Ce que vous avez peut-être entendu dire
Le radon est à l’origine de cancers.
Ce que la science nous apprend
Le radon est un gaz incolore et inodore qui, en cas d’exposition à long terme, peut entraîner un cancer du poumon. Dans l’air, le radon se désintègre en éléments radioactifs qui sont absorbés par l’organisme.
Le radon est considéré comme cancérigène pour l’homme par des organisations nationales et internationales, notamment le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), le Programme national de toxicologie (NTP) et l’Agence américaine de protection de l’environnement (EPA) (ACS). Le tabagisme est de loin la cause la plus fréquente de cancer du poumon aux États-Unis, mais l’exposition au radon en est la deuxième cause (ACS).
Qui est exposé au risque d’exposition au radon ? Les personnes qui travaillent dans des zones souterraines, en particulier les mineurs, présentent des taux d’exposition au radon nettement plus élevés. Cela vaut également pour celles qui travaillent dans des usines de traitement de l’uranium ou qui sont en contact avec des engrais phosphatés. Par conséquent, ces groupes présentent un risque accru de développer un cancer du poumon et doivent faire preuve de prudence et se soumettre à un dépistage régulier (ACS).
Données épidémiologiques
Une étude portant sur 13 études épidémiologiques réalisées en Europe a conclu que l’exposition à long terme au radon augmentait le risque de cancer du poumon (Darby et al.).
Éléments de preuve issus d’analyses de laboratoire / Éléments de preuve à l’appui
Plusieurs études en laboratoire sur des rats et des chiens ont montré que l’exposition au radon entraîne le développement d’un cancer du poumon. National Research Council (US) Committee on the Biological Effects of Ionizing Radiations (Comité sur les effets biologiques des radiations ionisantes)). Plusieurs autres études animales ont confirmé les résultats d’études humaines selon lesquelles une forte exposition au radon peut entraîner le développement de tumeurs pulmonaires (NCI).
Classification cancérogène du CIRC :
Groupe 1 (cancérogène pour l’homme)
Comment réduire vos risques
Le radon étant présent dans l’air, il est impossible d’éliminer complètement l’exposition au radon. Cependant, il existe des mesures que vous pouvez prendre pour réduire votre risque :
- Chez vous : vérifiez la concentration de radon (EPA) dans votre logement en achetant un kit de mesure à faire soi-même ou en faisant appel à un professionnel pour qu’il effectue cette mesure à votre place. Les concentrations de radon supérieures à 4,0 pCi/L sont considérées comme nocives pour la santé humaine. Vous pouvez également réduire votre exposition au radon s’infiltrant par les fissures en colmatant les murs ou les sols, ou en améliorant la ventilation à l’aide de ventilateurs et de conduits.
- Sur votre lieu de travail : L’OSHA et le NRC ont pris des mesures pour réduire l’exposition au radon des personnes travaillant dans une mine souterraine (ACS).
Si vous êtes exposé au radon et que vous fumez, les experts recommandent d’arrêter de fumer ou de réduire votre consommation de cigarettes. Cela peut réduire considérablement votre risque de développer un cancer du poumon (ACS).
Par ailleurs, demandez conseil à votre médecin concernant les bilans de santé réguliers et les examens permettant de détecter d’éventuels signes de cancer du poumon. Parmi les symptômes du cancer du poumon à surveiller, on peut citer l’essoufflement, une toux nouvelle ou qui s’aggrave, une douleur ou une oppression thoracique, un enrouement ou des difficultés à avaler (ACS).
En résumé
L’exposition au radon est la deuxième cause de cancer du poumon aux États-Unis, après la cigarette. Réduire votre consommation de cigarettes et veiller à ce que votre lieu de travail et votre domicile soient conformes aux normes nationales en matière de concentrations de radon sont les moyens les plus efficaces de réduire votre risque de cancer du poumon.
Pour en savoir plus sur le radon et ses risques pour la santé, visionnez ces courtes vidéos proposées par le Dana-Farber Cancer Institute et l’American Lung Association.