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AFFIRMATION : Le talc provoque le cancer

Dernière mise à jour Temps de lecture 3 minutes
Main versant du talc sur la paume

Ce que vous avez peut-être entendu dire

De nombreuses personnes pensent que l’utilisation du talc augmente le risque de cancer, notamment le cancer de l’ovaire. Certaines poursuites judiciaires et préoccupations du public portent sur une éventuelle contamination par l’amiante et sur l’inflammation causée par le talc lui-même.

Ce que la science nous apprend

Le talc contaminé par l’amiante est classé par le CIRC dans le groupe 1 (cancérogène pour l’homme). Même le talc ne contenant pas d’amiante est classé dans le groupe 2A (probablement cancérogène) sur la base de preuves animales suffisantes. Ces classifications reflètent une inquiétude et non une certitude. L’American Cancer Society souligne que les résultats des études sur le talc et le cancer restent mitigés et non concluants (IARC)(ACS).

Données épidémiologiques

  • Une étude cas-témoins réalisée en 1992 a révélé que les femmes qui appliquaient du talc présentaient un risque de cancer épithélial de l’ovaire multiplié par 1,5. Le risque s’élevait à 1,8 pour les utilisatrices quotidiennes et à 2,8 pour celles qui déclaraient plus de 10 000 applications, bien que ce sous-groupe soit de petite taille (PubMed).
  • Cependant, une analyse quantitative des biais publiée en 2024 a réexaminé les résultats antérieurs et a rapporté un rapport de cotes de 1,33 pour l’utilisation de poudre génitale et le risque de cancer de l’ovaire. Les chercheurs ont noté que les biais de rappel et de déclaration pouvaient influencer les résultats (PubMed).
  • Une étude systématique réalisée en 2023 a conclu à l’absence de lien entre l’utilisation de talc périnéal et le cancer de l’ovaire à des niveaux d’exposition pertinents pour l’homme. Elle n’a pas non plus établi de lien entre le talc et le cancer de l’endomètre ou du col de l’utérus (PubMed).

Preuves de laboratoire / preuves à l’appui

Les études animales montrent que le talc ne passe pas le col de l’utérus et ne reste pas localisé dans les ovaires ou l’utérus. Les données mécanistes montrent des effets in vitro limités à des niveaux d’exposition irréalistes et aucune voie biologique claire pour le développement du cancer dû à l’utilisation du talc.

Classification cancérogène du CIRC

Le CIRC classe le talc contaminé par l’amiante dans le groupe 1 (cancérogène pour l’homme) et le talc ne contenant pas d’amiante dans le groupe 2A (probablement cancérogène pour l’homme) sur la base de preuves humaines limitées et de fortes préoccupations mécanistes (CIRC).

Comment réduire vos risques

Si vous êtes inquiète, choisissez des poudres à base d’amidon de maïs plutôt que des produits à base de talc. Évitez d’inhaler la poudre et limitez l’utilisation périnéale à long terme ou fréquente, du moins jusqu’à ce que de futures études fournissent des conclusions plus claires.

En résumé

Les preuves restent mitigées. Certaines études plus anciennes suggèrent une augmentation modeste du risque de cancer de l’ovaire lié à l’utilisation de talc périnéal, mais les données de cohortes et les revues systématiques ne montrent pas d’association causale claire. Compte tenu de ces incohérences, le CIRC qualifie le talc sans amiante de « probablement cancérogène », mais cela ne confirme pas que le talc est à l’origine de cancers dans le monde réel.